| La réponse à la question du mois
« ELISA » et « Western Blot » sont-elles deux appellations d’un même test ?
Non ; ces deux tests, tous deux destinés à déterminer le statut sérologique d’un individu vis-à-vis d’une potentielle contamination par le VIH, sont différents essentiellement au niveau de la qualité des résultats présentés.
- Le test ELISA permet de détecter l’existence d’une ou plusieurs protéines (anticorps) créées en présence du VIH dans le sérum du patient sans identification spécifique.
- Le test Western Blot permet lui, d’identifier avec précision les protéines (anticorps) localisées dans le sérum du patient.
De ce fait, le test Western Blot (plus onéreux) est utilisé en cas de sérologie positive à l’ELISA pour conclure sur le statut sérologique définitif du patient.
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Précédement :
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Les traitements anti-VIH présentent-ils tous le même mode d’action contre le virus ?
Non, les différents traitements proposés n’ont pas les mêmes modalités d’action. En effet, chaque médicament est « spécialisé » contre une des diverses « nuisances » du virus dans les cellules cibles.
On distingue principalement et de manière simplifiée :
- les traitements de type « inhibiteurs d’entrée » visant à interdire la pénétration du virus dans les cellules cibles
- les traitements de type « anti-protéase » et « anti-intégrase » visant à interdire la formation des protéines virales et leur intégration dans les cellules cibles.
- les traitements de type « inhibiteur de la transcriptase inverse » visant à interdire au virus de transformer son ARN en ADN afin que ce dernier soit intégrable dans la cellule.
Dans la majorité des cas, on essaie d’intervenir sur plusieurs agissements du virus afin de renforcer l’efficacité de la thérapeutique.
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Un test de dépistage VIH détecte la présence du virus dans le sang
FAUX
Un test de dépistage VIH ne détecte pas la présence du virus dans le sang mais celle des anticorps créés spécifiquement par notre organisme en réaction au VIH.
La méthodologie de recherche effective du virus existe néanmoins; elle présente les inconvénients conjoints d'être longue (mise en culture du sérum) et fort onéreuse.
De ce fait, elle n'est pratiquée que dans de rares cas.
Les laboratoires ont choisi de privilégier la détection d'immunoglobulines (anticorps) qui sont des protéines fabriquées en quelques jours par un organisme soumis à une contamination virale (procédés ELISA et WESTERN BLOT).
Les tests dits de "4ème génération" permettent un diagnostic fiable à l'issue de 6 semaines après une prise de risque au lieu des 3 mois précédemment nécessaires.
Ces derniers tests décèlent également la présence de l'antigène P24 (protéine apparaissant passagèrement après une contamination).
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Lors des 3 premiers mois suivant la contamination par le VIH, la personne est peu contaminante ?
La phase de primo-infection intervient dans les semaines ou mois qui suivent la contamination. Elle correspond à la période au cours de laquelle le virus se multiplie et se répand intensément dans l’organisme : la quantité de VIH dans le sang est très importante, le nombre de cellules CD4+ chute. Le risque de transmission du VIH lors d‘un rapport sexuel non protégé ou par le sang est alors élevé (forte quantité de VIH dans le sang, le sperme ou le liquide vaginal).
La primo-infection peut se manifester par des symptômes (50 à 80 % des cas environ) qui peuvent être comparés à ceux de la grippe.
Dans la plupart des cas, ces symptômes disparaissent spontanément et la phase de primo-infection passe inaperçue.
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Peut -on se voir prescrire le traitement post exposition une semaine après une prise de risque ?
Le traitement post exposition dit « traitement d’urgence » est délivré dans les 24 h (au maximum dans les 48h) après une prise de risque pour éviter une éventuelle contamination par le VIH.
Le traitement d’urgence est prescrit lors d’une consultation médicale qui permet d’évaluer le risque.
Si la prise de risque date de moins de 48h, il est donc recommandé de se rendre :
• dans les services hospitaliers spécialisés dans la prise en charge VIH dans la journée,
• dans les services d’urgence la nuit et les week-end.
Il est conseillé de :
- s’y rendre accompagné(e) de la personne avec qui le risque a été pris, et de se munir des ordonnances du traitement si cette personne est séropositive et sous traitement,
- s’y rendre le plus tôt possible : plus le traitement est pris rapidement, plus il sera efficace,
- prendre son traitement jusqu’à la fin (28jours).
Pour rappel, le traitement d’urgence :
• n’est pas donné systématiquement,
• peut avoir des effets secondaires importants (vomissements, diarrhée, fatigue),
• a une durée de 28 jours,
• N’EST PAS UNE PROTECTION CONTRE LE VIH.
Si le traitement ne vous est pas prescrit ou si le délai des 48h est dépassé, il sera conseillé d’effectuer un test de dépistage 3 semaines après la situation à risque. Le résultat de ce test sera à confirmer par un nouveau test 6 semaines après la prise de risque.
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Le test de dépistage du VIH est-il inclus lors d’un bilan sanguin ?
Le test de dépistage du VIH ne peut pas être fait sans le consentement de la personne.
Quand un médecin propose un test du VIH, c’est obligatoirement après en avoir parlé à son patient et recueilli son accord.
Le test de dépistage du VIH n’est donc pas inclus dans un bilan sanguin « classique » ; un bon résultat à cette analyse ne remplace pas un test du VIH, seul test permettant de connaître sa sérologie.
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Après un risque, faut-il faire un test de dépistage le plus vite possible ?
Quand quelqu’un a pris un risque, cela peut mettre jusqu’à 6 semaines pour que la contamination soit détectable dans le sang.
Faire le test trop rapidement après la prise de risque ne permet donc pas de savoir s’il y a eu contamination lors de cette situation.
Actuellement, en France, il est possible d’effectuer un test 3 semaines après la prise de risque .
Dans tous les cas, ce résultat doit être confirmé par un second test 6 semaines après la prise de risque.
Durant ces 6 semaines, il est essentiel de continuer à se protéger
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Il existe un vaccin contre l’hépatite C ?
Faux, il n’existe malheureusement pas encore de vaccin contre l’hépatite C.
L’hépatite C se transmet essentiellement par voie sanguine et par voie sexuelle uniquement en cas de présence de sang.
Le plus souvent, l’hépatite C passe inaperçue, en dehors parfois d’un état de fatigue. Elle devient chronique dans 80 % des cas avec risque d’évolution vers la cirrhose et le cancer du foie. Un traitement souvent efficace peut être envisagé par un médecin spécialiste.
Il existe un vaccin contre l’hépatite B. Ce vaccin est recommandé pour tous et exigé pour les professionnels de santé.
L’hépatite B est l’une des maladies les plus répandues dans le monde (près de 350 millions de porteurs chroniques). L’hépatite B se transmet par voie sanguine, par voie sexuelle et par voie materno-fœtale. Le plus souvent, il n’y a pas de symptôme et l’organisme va éliminer naturellement le virus.
Dans 5 % à 10 % des cas, l’hépatite B peut devenir chronique avec risque de cancer du foie et de cirrhose. Un traitement permet alors de ralentir l’évolution de l’hépatite et d’améliorer l’état du foie.
Dans de très rares cas, l’hépatite B est fulminante ; elle nécessite alors une transplantation immédiate d’un foie sans laquelle le décès pourra être rapide.
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Une personne mineure a-t-elle besoin de l’autorisation d’un adulte pour se faire dépister ?
Une personne mineure de plus de 15 ans peut effectuer un test de dépistage du VIH/Sida sans l’accord d’un adulte.
Pour cela, elle peut se rendre dans un CIDAG (Centre de dépistage anonyme et gratuit) où le dépistage est gratuit et confidentiel.
Il est également possible de se faire dépister dans un laboratoire d’analyses médicales avec l’ordonnance d’un médecin. Dans ce cas, le test sera remboursé à 100%, le résultat sera confidentiel mais le relevé de sécurité sociale des parents mentionnera qu’une analyse sanguine a eu lieu dans un laboratoire.
Pour connaître les adresses des CIDAG de la région Rhône Alpes, cliquez ici :
CIDAG RHONE ALPES
Pour connaître les adresses des CIDAG hors Rhône Alpes, cliquez ici :
CIDAG HORS RHONE ALPES
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Est-il possible d’être séropositif sans avoir de symptôme ?
Il est tout à fait possible d’être contaminé(e) par le VIH/Sida sans ressentir de symptôme car les symptômes n’apparaissent pas chez tout le monde. Lorsqu’ils sont présents ils peuvent passer inaperçu car au début de l’infection, ils sont non spécifiques et pas toujours très graves.
En effet, lorsqu’une personne est contaminée par le VIH (le virus du sida) il arrive parfois que des symptômes apparaissent entre 8 jours et 3-4 semaines après la contamination. Dans la grande majorité des cas il s’agit d’une fièvre supérieure à 38°C souvent accompagnée d’une grosse angine et de ganglions. C’est ce que l’on appelle un syndrome "pseudo grippal", qui ressemble donc à une grippe.
Par conséquent, il n’est pas possible de se fier à la présence ou à l’absence de symptômes pour savoir si une personne est ou n’est pas séropositive. Seul un test de dépistage du VIH/Sida permet de connaître avec certitude sa sérologie.
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Est-on obligé de dire à son employeur qu’on est séropositif ?
Il n'existe aucune réglementation obligeant une personne atteinte par le VIH à révéler sa séropositivité à son employeur ; en effet, l’article 9 du Code Civil rappelle que l’état de santé fait partie de la vie privée et qu’à ce titre, nul n’est obligé de le révéler dans le cadre professionnel.
Par ailleurs, pendant un entretien de recrutement, toute question portant sur la séropositivité, mais aussi plus largement sur l'état de santé ou la vie privée, est non autorisée.
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