Grossesse et désir d’enfant

Depuis 2001, l’ouverture de l’assistance médicalisée à la procréation (AMP) a permis aux couples touchés par le VIH de pouvoir réaliser leur désir d’enfant.

 1/ Les familles touchées par le VIH

Trois situations se distinguent :

• Le(s) parent(s) a(ont) été contaminé(s) après avoir eu ses (leurs) enfants ;

• La séropositivité est connue lors du suivi obstétrique (situation la plus courante) ;

• Le couple où la séropositivité touche l’un ou les deux conjoints souhaite un enfant. Cette situation a tendance à augmenter du fait des avancées médicales qui ont permis de réduire considérablement les risques de contamination materno-fœtale.

  1.1 / Les risques de transmission du VIH à l’enfant lorsque la mère est contaminée

Les risques de transmission du VIH de la mère à l’enfant sont actuellement réduits à environ 1% lorsque la mère est suivie médicalement et sous-traitement. Ce risque est, en moyenne, de 20 à 25 % lorsque la future mère ne prend pas de traitement.

  1.2 / Le couple « sérodifférent »

Ce terme qualifie un couple où les deux partenaires n’ont pas le même statut sérologique, à savoir une personne séronégative et une personne séropositive.

 

2/ Les différents cas de figure et les techniques adaptées

 2.1 / Pour les couples sérodifférents:

  •  L’homme est séropositif et la femme est séronégative :

Les techniques de « lavage de sperme » évitent le risque de transmission du VIH à la mère et donc à l’enfant. Ces techniques sont mises en oeuvres dans les services d’assistance médicale à la procréation (AMP) de certains hôpitaux.

  •  La femme est séropositive et l’homme est séronégatif :

Il existe différentes méthodes d’insémination, pratiquées par les médecins et par les couples, pour éviter la transmission du VIH de la femme à l’homme.

  2.2 / Pour les couples où les deux partenaires sont séropositifs :

Le risque de se transmettre mutuellement des VIH est plus faible si la charge virale (quantité de VIH dans le sang) est indétectable.  Si l’on veut éviter tout risque et que l’on a toujours des rapports sexuels avec préservatif, on peut recourir à l’assistance médicale à la procréation (AMP).